dimanche 18 décembre 2011

Le pic de Nahouri

Après une bonne nuit de sommeil, je me réveille sans difficulté à 7h00 du matin grâce au décalage horaire (1 heure). Nous décidons donc d'aller à Pô. Non pas pour participer à la course mais pour la regarder. Noëlla et Guigma nous accompagnent. Ils ont passé plusieurs années à Pô en tant qu'infirmiers et sont heureux d'y refaire un saut. Sita reste à la maison pour garder Gloria, la petite fille d'un an de Noëlla et Guigma. Pour mon arrivée, Félix a changé le moteur de sa voiture, une Espace. Elle marche mais sa santé semble fragile. Ca va être l'aventure. Comme toujours avec Félix. Mais je ne suis pas inquiet, on s'en sort à chaque fois. Donc, pas de stress. Nous sortons de la ville et découvrons la brousse. Rien a changé. Une immensité de savane avec quelques petits arbres de quelques mètres de hauteur. Il n'y a pas un nuage dans le ciel. C'est le début de la saison sèche mais les herbes sont déjà toutes jaunies. L'air poussiéreux rend la visibilité assez limitée. A cette saison, autant les nuits sont fraîches (20°C), autant les journées sont chaudes (30°C). Mais c'est tout à fait supportable. La route est longue et monotone. Nous arrivons sur place vers 11h00. La course vient tout juste de se terminer. Nous décidons quand même de gravir le petit pic de Nahouri qui fait environ deux cent mètres d'altitude. L'ascension n'est pas évidente car nous croisons toute la foule de gens qui redescend du sommet. Je suis apparemment le seul blanc. Les gens sont adorables avec moi et nous encouragent pour la montée. Il faut savoir qu'au Burkina, il n'y a pas de montagne. Donc, les burkinabés ne sont pas coutumiers des randonnées d'altitude. L'ascension d'une simple petite colline leur donne l'impression d'escalader l'Annapurna. Noëlla et Guigma sont plutôt à l'aise mais Félix souffle un peu. Finalement, chacun à son rythme, tout le monde arrivera au sommet, Noëlla la première. La vue d'en haut est magnifique. Comme le pic est isolé, nous pouvons admirer les paysages de brousse tout au tour de nous. Nous prenons quelques photos puis redescendons tranquillement vers le village où sont remises les médailles aux gagnants de la course. Il y a une foule de badauds qui regarde le spectacle. Les personnalités officielles sont bien installées sous une grande tente. Discours et tout le tintouin... Ce sont deux nigériens qui ont gagné cette année. Le premier prix est un scooter. Certains rigolent en pensant qu'ils vont retourner au Niger avec. Je profite de l'occasion de cette manifestation pour prendre quelques photos en n'oubliant pas de demander l'autorisation avant. Sinon, c'est considéré comme impoli et ça peut devenir vite conflictuel. Dans le cas contraire, les gens, pourtant adorables, ne se gênent pas pour faire part de leur mécontentement. Dans le cas d'un attroupement public, c'est plus facile. Mais si on photographie une personne en particulier, il faut toujours demander l'autorisation. C'est comme ça, et après tout, c'est tout à fait normal. Je photographie quelques femmes et enfant peuls isolés qui sont assis à l'ombre d'un arbre. Elles sont magnifiques et le savent. Elles sont couvertes de bijoux, ce qui n'est pas, en général, le cas des femmes burkinabés. Après la cérémonie, nous allons à Dakona, ville frontière du Ghana. Nous buvons quelques bières dans un bar où se trouve toute la délégation officielle de la course. Félix nous raconte toutes ses mésaventures lors de ses passages difficiles de frontière pour le transport des camions de Franck et Jean-Luc. Nous mangeons un peu de riz sauce puis repartons vers Pô. Noëlla et Guigma en profitent pour aller saluer quelques amis. Puis retour vers Ouaga. Nous croisons les éternels accidents de la route, parfois impressionnant, dus en grande partie à la vétusté des véhicules. Nous arrivons enfin à Ouaga à la nuit tombée, bien fatigués mais comblés de notre journée bien remplie. Nous retrouvons Sita qui nous a préparé un bon repas.

2 commentaires:

  1. Il me semble bien reconnaitre Félix qui est passé à Bx avec toi et son camion. Ca fait plaisir de le revoir!

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