Départ pour Bobo Dioulasso

Sita et Noëlla nous accompagnent à la gare routière en scooter. Le bus part comme prévu à 10h30 pile. Il parait que cette compagnie de cars privés appartient à un ancien footballeur. Plutôt que de claquer bêtement son pognon, il a investi dans cette entreprise. Les bus sont en très bon état. Rien à voir avec les corbillards ambulants que j'ai connus jadis. Nous prenons le boulevard périphérique pour rejoindre la nationale de Bobo. Le contournement de Ouaga est assez long. Il y a quelques travaux sur la route. Nous empruntons donc des pistes de déviations provisoires. Les routes souffrent beaucoup ici. En grande partie à cause des fortes pluies durant la saison humide. Il faut les entretenir en permanence. Sinon elles deviennent vite impraticables. Nous passons par les villages de Sabou, Tatio et quelques autres. Nous nous arrêtons dix minutes à Boromo situé à peu près à mi chemin. Ambiance de gare routière avec ses vendeuses de boissons, fruits, pains, arachides et tout ce que les voyageurs peuvent avoir besoin. Je prends quelques photos le plus discrètement possible. C'est l'avantage des petits appareils. On peut les camoufler facilement. Dans le car, nous sommes situés à droite face au soleil. Ce n’est pas très bon pour les photos. Juste avant d’arriver à Pa, il y a un accident entre une voiture et un bus. La voiture est complètement calcinée. Nous apprendrons plus tard qu’il y a eu trois morts. Malheureusement, c’est monnaie courante. Je verse une petit larme lorsque nous passons devant le croisement de la route qui mène au sud vers Dano. Il faudra quand même que j’y retourne un jour. Plus on descend vers Bobo, plus la végétation est présente. On retrouve un peu de verdure qui contraste avec l’aridité du nord. Bon, c’est pas non plus la jungle. On arrive enfin à Bobo à 15h30 pile poil, l’heure prévue. Edwige a demandé à un de ses amis de venir nous chercher. Il nous attend à la gare routière avec sa Mercedes noir. Edwige habite une très jolie maison au nord de Bobo sur la route du Mali. C’est Laura, la fille de Jacqueline, et Bienvenue, une jeune fille de Zaba qui nous accueillent. Edwige est au travail. Après le déjeuner, nous prenons un taxi avec Félix pour aller chez la sœur de Sita afin de lui piquer son scooter. Ce sera plus pratique pour nous balader en ville. Car ici les embouteillages sont aussi nombreux qu’à Ouaga. Nous avons à peine le temps de visiter la ville qu’au bout de quelques kilomètres, le câble du frein arrière lâche. Nous allons donc au marché central pour le faire réparer. Un petit apprenti mécanicien met un temps fou à nous le réparer. Il faudra que le chef lui donne un coup de main sinon nous y serions encore. Nous repartons chez Edwige à la nuit tombante. Comme Félix va voir quelques amis en ville, je dîne seul avec les filles. Edwige me raconte son boulot. Pas passionnant. Il faut qu’elle rentre des données dans des ordinateurs. Mais ça paye relativement bien. Elle termine officiellement demain soir. A moins qu’ils ne la réembauchent l’année prochaine. Mais elle ne le saura que début janvier. Si ça ne marche pas, elle a bien envie de retourner vivre à Ouaga. En ce moment, elle est un peu dans l’incertitude. Et pour couronner le tout, elle a une bonne rage de dents. Je lui conseille de prendre du Synthol pour calmer la douleur. Félix ira lui en acheter ce soir. Pour dormir, Edwige me prête sa chambre. Je suis gêné mais c’est difficile de refuser. Ce serait mal poli. Les filles dorment donc dans une autre chambre et Félix sur un canapé du salon. J’ai l’impression qu’il m’a refilé son rhume, ce chameau.
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