dimanche 1 janvier 2012

Le 1er de l'An

Ce matin, c’est calme. Les femmes ont déjà tout nettoyé. Difficile d’imaginer qu’il y avait une fête ici hier soir. Les amis et voisins passent pour nous fêter la bonne année. Avec Jacqueline, Noëlla et Guigma, nous discutons d’un projet associatif. Comme Noëlla et Guigma habitent un quartier défavorisé, éloigné du centre et qu’ils sont tout deux infirmiers, ils voudraient créer un petit centre médical de premiers soins pour les enfants. Mais ils manquent de moyens. Je leur propose d’écrire leur projet sur du papier et je verrai comment je peux leur trouver des sous en France. Demain, nous irons les voir chez eux. Je vais acheter quatre cartouches de cigarettes. Ici, le paquet coûte moins d’un euro. Faut faire du stock pour alimenter mes poumons. Félix me passe une de ses amies françaises au téléphone pour que je la rassure sur les conditions de sécurité au Burkina. Elle aimerait bien venir mais avec tout ce qu’on raconte aux informations en France, elle hésite. Je comprends. On a tendance à exagérer un peu chez nous. Dans un autre coté, Jean-Philippe s’est bien fait descendre en Mauritanie. Donc, tout peut arriver. Comme dans le métro parisien.

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